CONTE

 

L'APRES PENTECÔTE

HISTOIRES CHAMPÊTRES: LE QUATRIEME HECTARE

 

Prière: Au Nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, Amen

Béni sois-tu Père Eternel qui nous comble de tes biens et de tes grâces. Accorde-nous de les utiliser pour ta gloire, dans le respect de tes lois et ordonnances, au Nom de Jésus, amen.

 

Un planteur riche et bon habitait une grande maison en compagnie de sa famille et de ses serviteurs. A son actif, un hectare de cultures variées qui lui apportaient un grand profit.

Au bout de quelques années, le planteur décida d'acquérir trois autres hectares de terrain pour accroitre ses productions. Les ouvriers se disputèrent la place, car tous dans la région savaient ce planteur généreux et ne regardant pas à la dépense pour le bien-être de ses employés.

Or, cette année là, le planteur avait décidé d'essayer une culture complexe qui nécessitait des soins affectueux et réguliers. A l'écoute de cette clause du contrat, beaucoup d'ouvriers s'en allèrent, ne se sentant pas prêts à faire pareils sacrifices pour qui sait, un salaire de misère. Un autre critère fut déterminant: le sol. Les trois terrains avaient des caractèristiques différentes. Mais le quatrième hectare était assurément le plus éloigné de la maison avec le sol le plus ingrat!

Pour finir, le riche planteur réussit à retenir sept ouvriers répartis comme suit: quatre pour le deuxième hectare, deux pour le troisième hectare et un pour le quatrième.

La saison s'avança. Les ouvriers travaillaient d'arrache pied pour garantir de bons résultats. Mais le plus impressionnant était l'ouvrier du quatrième hectare: calme, posé, très méthodique et attentionné pour ses plants, il avait accepter de dormir seul, en forêt, dans une cabane de bambou qu'on lui avait contruite près de sa plantation. Il venait au rapport très exactement tous les quinze jours, toujours humble et prévenant, respectueux, n'osant même pas regarder son maître dans les yeux.

A l'enrégistrement des tonnages, ce fut l'ouvrier du quatrième hectare qui battit à lui seul tous les records. Les autres ouvriers firent aussi du bon travail.

Le riche planteur fut si content der ces bons résultats qu'il récompensa royalement ses sept ouvriers. Mais il voulu donner un cadeau particuliers à l'ouvrier du quatrième hectare! Quoi de plus prestigieux que de l'inviter à sa table à lui, le faire vivre comme son fils au domicile familial? Ainsi fut fait: l'ouvrier du quatrième hectare fut invité à vivre chez le maître.

Désormais, à table, il n'était plus question de l'ouvrier du quatrième hectare mais du grand fils de la maison. Il injuriait et battait les serviteurs, mangeait comme douze, se servait le premier, ne respectait plus personne. L'indignation gagna toute la maisonnée et le maître de la maison, resté calme jusqu'alors l'appela un jour:

- Mon enfant, je ne te fais aucun tord. Je reconnais que passer d'une cabane de bambou à un triplex lambrissé peut faire tourner la tête...Mais j'aimerais bien comprendre pourquoi toi, celui en qui j'ai mis ma confiance, tu te comportes ainsi?

L'ouvrier (d'ailleurs assis à la place du maître) se redressa de toute sa hauteur et dit, railleur:

- "Maître", tu as eu raison de mettre ta confiance en moi. En effet, j'ai travaillé dur, moi seul! Et j'ai obtenu les meilleurs résultats! C'est grâce à moi que tes gains ont décuplé.Alors, tout ce qui est à toi est aussi à moi! D'ailleurs, tu l'as toi même prouvé en me faisant habiter ici, n'est-ce pas?

Le maître regarda l'ouvrier d'un air tranquille. Un sourire se dessina enfin sur son visage.

- En vérité, vu sous cet angle, je te dois effectivement tout. Seulement, tu as oublié de mentionner que sans moi, tu croupirais encore dans les rues boueuses, mendiant ton pain, crevant de faim! Tu as oublié de mentionner qu'étant ancien captif, personne hormis moi n'a voulu te donner une chance! Eh bien, mon fils; puisque tu n'es pas assez mûre pour recevoir ta bénédiction, je crois que ce serait une erreur de te maintenir plus longtemps à cette place d'honneur chez moi. Qui sait ce qui peut encore te passer par la tête?

Après ces paroles, trois serviteurs très costauds entrèrent. Sous l'oeil impassible du maître, l'ouvrier fut saisi par les épaules, ligoté et jeté dehors sans ménagement. Ni ses cris ni ses pleurs ne réussiront désormais à attendrir le maître...et de toutes les façons, la porte est déjà fermée!

 

Un certain nombre de principes spirituels régissent la vie du croyant.D'abord nous devons savoir que Dieu nous aime, au delà de ce que nous pouvons imaginer.Ensuite, Dieu voit au delà des apparences et connait nos coeurs.Enfin, Dieu a prévu pour nous des projets de paix et non de malheur( Jean 3.16 ;2.24-25) (Jer 29.11).

Partant,nous pouvons dire que Dieu nous aime tellement, qu'il veut tellement nous bénir qu'il est capablme de nous refuser une grâce, parce-qu'il sait que nous n'allons pas la recevoir correctement et qu'elle nous fera  plus de mal que de bien! Faut-il pour autant refuser de nous bénir?

Dans ce compte précisément, l'ouvrier zélé et humble vis à vis de son mâitre brave tous les périls., se sacrifie, accepte de s'occuper à lui seul d'une tâche pénible...et au final reçoit une grande récompense.Non seulement il est bien payé mais encore,le maître l'invite à sa table.C'est juste et mérité n'est-ce pas?

Hélas tout cela n'était que dans l'espoir de se vanter et d'écraser les autres...à son tour! Il avait oublié que lui même était écrasé par les hommes et que quelqu'un est venu à son secours! Devait-il se venger sur d'autres de ce qu'on lui avait fait ou devait-il donner le bon exemple ?

Il fallait pardonner! Il apparait étonnant que devant sa récompense, l'employé oublie tout le bien qu'il avait fait et qui lui avait valu tant d'honneur! Et c'est parce qu'il n'a pas su reconnaître que c'est sa petitesse qui avait été remarquée et appréciée par son maître! (1Pi 5.5b; Jaq 4.6a).

 

A l'heure où nous venons de nous charger des fruits de l'Esprit Saint et de toutes les bénédictions de Dieu, prenons garde de ne pas tout perdre par notre orgueil et notre fausseté devant le Seigneur! Les dons de Dieu sont faits pour être au service des frères pour la gloire de Dieu. Bannissons du milieu de nous l'hypocrisie spirituelle, la duplicité et la vanité.

Souvenons nous que Dieu voit au fond de nos coeurs et qu'il ne tiendra pas le coupable pour innocent( Ez 33.18). Si nous n'obtenons pas de bénédictions, c'est parce-que nous demandons mal, dans l'optique de satisfaire nos passions (Jaq 4.3).Et si le seigneur nous accorde ses grâces, sachons que si notre coeur n'est pas sincère, nous ne les conserverons pas et pire, nous nous ferons chasser de la présence de Dieu comme des serviteurs rebelles ,méchants, délestés même du peu que nous avions auparavant( Mat 25.29-30).

 

QUE DIEU NOUS BENIISSE

Lumeria et Leana Davidson

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