CONTE

 

THEME: Saint-Esprit
 
TITRE: La cuvette percée
 
 
Prière: Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, amen
O Seigneur, Dieu de l'Univers, délivres-nous des concepts absurdes qui limitent nos vies et constituent des brèches et des failles favorables à l'ennemi. Que ton Esprit-Saint brise nos cuvettes percées, nous restaure et nous remplisse. Au nom de Jésus, amen.
 
 Lire: Esaïe 22.9-11
 
 
   Avez-vous déjà entendu parler de Kêkê Pouë et de sa cuvette percée? C'est que cet homme d'une trentaine d'années était connu dans son village, pour son aptitude à commettre des gaffes, et pire, à recommencer les mêmes erreurs sans jamais prendre de la graine de ses nombreux malheurs...
 
   Kêkê Pouë avait une cuvette. Une sorte de lourd récipient en vieil aluminum, très large, très solide qui lui venait de son ancêtre, le vieux Teh Kêkê. L'avantage de ce récipient: il prenait beaucoup de choses; mais le grand désavantage, c'est que cette cuvette était percée! pourtant, Kêkê Pouë "l'adorait" et ne voulait aucunement s'en séparer.
 
   Kêkê Pouë n'était pas marié, parce que dès les fiançailles, sa belle avait été épouvantée par les catastrophes qui arrivaient dans la vie de son fiancé. Et elle avait fui sans oublier de passer le mot à ses amies.
 
En vérité, cette vieille cuvette était vraiment un piège pour le pauvre Kêkê Pouë. Etonnamment, ce ne sont que les choses liquides que ce dernier transportait avec, conscient pourtant que la cuvette était percée.
 
 
        Dans un village d'Afrique vivait un peuple courageux, amoureux de la nature, des traditions et de la vie communautaire. La vie suivait son cours chaque jour, au rythme des travaux manuels et agricoles.
        Unique héritier de sa famille, Kêkê Pouë, jeune homme beau et athlétique possédait beaucoup de ressources. seulement, il était évident pour tous que Kêkê Pouë vivait bien en dessous de ses moyens, pour ne pas dire dans la pauvreté.
 
       Un matin, alors que tous allaient aux champs, à la source ou en quête de quelque nourriture sauvage, Kêkê pouë se munit d'une cuvette bien creuse et assez volumineuse, avec laquelle il recueillit l'eau nécessaire à irriguer ses champs. Mais comme sa cuvette était percée, une bonne partie de l'eau se perdit en chemin, ce qui l'obligea à faire deux fois plus de travail, sans pouvoir arroser complètement ses champs. Cependant, à force de passer et de repasser avec sa cuvette trouée, les plantations de ses voisins étaient toujours irriguées, à la grande joie de ces derniers.
       Fatigué et affamé, Kêkê Pouë s'assit un instant, puis coupa quelques noix de coco dont il recueillit le lait dans sa bassine percée. Il n'eut pas grand chose à boire; et par ses déplacements, s'attira la visite de plusieurs files de fourmis noires, attirées par la douceur du breuvage. Quelle panique!
 
Kêkê Pouë prit la fuite en abandonnant un instant sa cuvette, sous les moqueries des planteurs voisins et de ses propres manoeuvres! Une fois rassasiées, les bataillons de fourmis s'en retournèrent à leur fourmilière, le ventre plein. C'est alors que se calmant de ses éclats de rire, Gnamou bobé, un planteur voisin, s'approcha de Kêkê Pouë et lui reprocha encore son attachement insensé à cette bassine trouée, source de tant de problèmes.
Furieux et trop occupé à gratter ses boutons brûlants dus aux morsures des fourmis noires, Kêkê Pouë vanta la solidité originelle de son récipient, don ancestral sacré. Il parla avec mépris du matériel nouvelle génération qui selon lui n'égalait en rien sa vieille cuvette. Gnamou Bobé partit en se moquant.
 
      Notre ami quant à lui renvoya ses manoeuvres à leurs occupations éprouvantes, munis de leurs ustensiles tout aussi troués. Il s'enfonça ensuite dans la forêt afin de récupérer un peu de miel de quelques ruches.
Encore une fois, Kêkê Pouë revint avec sa bassine pleine de miel, qu'il dégustait en courant. A sa vue, manoeuvres et voisins s'enfuirent sans laisser de traces, pendant qu'une horde d'abeilles et des fourmis alléchées par le miel, envahissaient les champs. Ce jour là, Kêkê Pouë rentra le corps tuméfié, et il fallu toute la science des anciens alliée à la grâce divine, pour le sauver de ses courses-poursuites quotidiennes.
 
     savez-vous comment finira un tel homme? Eh bien, il n'obtiendra jamais rien de bon dans sa vie.
 
 
   Certains jours, on peut remarquer que notre existence ressemble à une suite de combats épuisants pour un résultat maigre et peu satisfaisant. La faute revient toujours ou presque à Dieu, au système social ou aux mains (réelles ou non) cachées dans l'ombre. Cela est probablement vrai. Toutefois, n'oublions pas notre part de responsabilité dans le bon ou mauvais état de notre vie.
 
    L'histoire de la cuvette percée de Kêkê Pouë rappelle la relation du chrétien avec Dieu et tout particulièrement avec le Saint-esprit. Ici, le chrétien et même l'Homme tout court, est représenté par kêkê Pouë et son choix de vie, son comportement, par une cuvette. Quel genre de cuvette es-tu, frère, soeur? Es-tu toi aussi une cuvette percée? C'est à dire une de ces personnes qui refusent obstinément de changer leurs vieilles habitudes, au point de toujours laisser tomber en route les grâces si durement gagnées? pourquoi se contenter de la moindre part de notre propre récolte?
    Nous sommes trop souvent fidèles aux doctrines et conceptions absurdes des Hommes, mais refusons d'obéir à Dieu. En fait, nous avons peur du changement, nous disant:"que va-t-il m'arriver si j'abandonne ceci ou celà?"On se trouve des excuses, même boiteuses pour éviter de se détourner de ses fautes. On se conforter dans ses propres erreurs, espérant décourager ceux qui veulent nous aider à être quelqu'un de nouveau...Et ce, jusqu'au Saint-esprit lui-même.
    Etre une cuvette percée ou un rebelle aux yeux du créateur signifie qu'aucune bénédiction, qu'aucun don spirituel ne peut se développer en nous, parce que nous sommes mal disposés. C'est donc impossible de bénéficier des transformations que veulent opérer en nous l'esprit-Saint. Tout s'échappe aussitôt entré en nous, outré par le désordre qui règne dans notre temple, c'est à dire notre coeur.
 
     Nous devenons immédiatement prévisibles, et des proies faciles pour l'ennemi qui rôde sans cesse. (1 Pi 5.8). Nous sommes le maillon faible de la chaîne des chrétiens. Nous ne croissons pas et ne faisons croître personne. Nous nous désolidarisons du groupe et faisons office de sarments desséchés  qui iront au feu tôt ou tard (Jn 15.6)!
 
     Alors, au final, on fermente dans notre propre péché et à défaut de développer les vertus de Dieu, on développe celles du Diable, qui n'ont pas besoin d'invitation pour s'installer en nous.
 
    Puisse Dieu venir à notre secours! Car il est vraiment temps de s'acheter des cuvettes neuves et de balayer le temple, car voici, le roi de Gloire veut faire son entrée (Ps 24.7-10).
 
 
Dieu nous garde,
 
Lumeria & Leana Davidson

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